| Titre : | Emmanuel Lévinas : l'éthique comme philosophie première | | Type de document : | texte imprimé | | Auteurs : | Centre culturel international Colloque (1986-08-23 / 1986-09-02)), Auteur ; Jean Greisch (1942-....), Editeur scientifique ; Jacques Rolland (19..-....), Editeur scientifique | | Editeur : | Paris : les éd. du Cerf | | Année de publication : | 1993 | | Collection : | La nuit surveillée, ISSN 0298-315X | | Importance : | 470 p. | | Présentation : | couv. ill. en coul. | | Format : | 22 cm | | ISBN/ISSN/EAN : | 978-2-204-04410-3 | | Prix : | 240 F | | Langues : | Français (fre) | | Catégories : | Sciences humaines:Philosophie
| | Tags : | Levinas Congrès Philosophie Ethique | | Index. décimale : | 194 | | Résumé : | « Être ou ne pas être - est-ce là la question ? Est-ce la première et la dernière question ? L'être humain consiste-t-il à s'efforcer d'être et la compréhension du sens de l'être - la sémantique du verbe être - est-elle la première philosophie s'imposant à une conscience qui d'abord et d'emblée serait savoir et représentation conservant son assurance dans l'être-pour-la-mort, s'affirmant comme lucidité d'une pensée pensant jusqu'au bout, jusqu'à la mort et qui, jusque dans sa finitude - déjà ou encore bonne et saine conscience sans question quant à son droit d'être - est ou angoissée ou héroïque dans la précarité de sa finitude ? Ou la première question ne se lève-t-elle pas de la mauvaise conscience ? La mauvaise conscience - instabilité différente de celle dont menacent ma mort et ma souffrance. Elle pose la question de mon droit à l'être qui est déjà ma responsabilité pour la mort d'autrui, interrompant la spontanéité, sans circonspection de ma naïve persévérance. Le droit à l'être et la légitimité de ce droit ne se réfèrent pas, en fin de compte, à l'abstraction des règles universelles de la Loi - mais en dernier ressort comme cette loi elle-même et la justice - au pour l'autre" de ma non-indifférence à la mort à laquelle, au-delà de ma fin, s'expose dans sa droiture même, le visage d'autrui. Qu'il me regarde ou ne me regarde pas, il me regarde. Question où l'être et la vie s'éveillent à l'humain. Question du sens de l' "être" - non pas l'ontologie de la compréhension de ce verbe extraordinaire, mais l'éthique de sa justice. Question par excellence ou la question de la philosophie. Non pas : pourquoi l'être plutôt que rien, mais comment l'être se justifie. » [EMMANUEL LÉVINAS]" |
Emmanuel Lévinas : l'éthique comme philosophie première [texte imprimé] / Centre culturel international Colloque (1986-08-23 / 1986-09-02)), Auteur ; Jean Greisch (1942-....), Editeur scientifique ; Jacques Rolland (19..-....), Editeur scientifique . - les éd. du Cerf, 1993 . - 470 p. : couv. ill. en coul. ; 22 cm. - ( La nuit surveillée, ISSN 0298-315X) . ISBN : 978-2-204-04410-3 : 240 F Langues : Français ( fre) | Catégories : | Sciences humaines:Philosophie
| | Tags : | Levinas Congrès Philosophie Ethique | | Index. décimale : | 194 | | Résumé : | « Être ou ne pas être - est-ce là la question ? Est-ce la première et la dernière question ? L'être humain consiste-t-il à s'efforcer d'être et la compréhension du sens de l'être - la sémantique du verbe être - est-elle la première philosophie s'imposant à une conscience qui d'abord et d'emblée serait savoir et représentation conservant son assurance dans l'être-pour-la-mort, s'affirmant comme lucidité d'une pensée pensant jusqu'au bout, jusqu'à la mort et qui, jusque dans sa finitude - déjà ou encore bonne et saine conscience sans question quant à son droit d'être - est ou angoissée ou héroïque dans la précarité de sa finitude ? Ou la première question ne se lève-t-elle pas de la mauvaise conscience ? La mauvaise conscience - instabilité différente de celle dont menacent ma mort et ma souffrance. Elle pose la question de mon droit à l'être qui est déjà ma responsabilité pour la mort d'autrui, interrompant la spontanéité, sans circonspection de ma naïve persévérance. Le droit à l'être et la légitimité de ce droit ne se réfèrent pas, en fin de compte, à l'abstraction des règles universelles de la Loi - mais en dernier ressort comme cette loi elle-même et la justice - au pour l'autre" de ma non-indifférence à la mort à laquelle, au-delà de ma fin, s'expose dans sa droiture même, le visage d'autrui. Qu'il me regarde ou ne me regarde pas, il me regarde. Question où l'être et la vie s'éveillent à l'humain. Question du sens de l' "être" - non pas l'ontologie de la compréhension de ce verbe extraordinaire, mais l'éthique de sa justice. Question par excellence ou la question de la philosophie. Non pas : pourquoi l'être plutôt que rien, mais comment l'être se justifie. » [EMMANUEL LÉVINAS]" |
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